Biographie succincte
Ludmila Tcherina tient le rôle d'Antinéa dans l'Atlantide de Pierre Benoît, film télévision, 1971.
Ludmila Tcherina, de son vrai nom Monika Tchemerzine, est née à Paris le 10 octobre 1924.
Danseuse étoile et chorégraphe des Grands Ballets de Monte-Carlo à l’âge de quinze ans, en 1939, Ludmila Tcherina fut, sous le premier pseudonyme de Tcherzina, la plus jeune étoile de l’histoire de la danse.
Elle danse tout le répertoire classique dans les théâtres lyriques du monde entier, et notamment à l’Opéra de Paris, au Bolchoï de Moscou, au Théâtre Kirov de Leningrad, à la Scala de Milan ou au Metropolitan Opera de New York.
Au théâtre elle a créé de nombreux ballets pour Lifar, Balanchine, Petit ou Béjart. Au Théâtre national de l’Opéra de Paris, dans le rôle-titre du Martyre de saint Sébastien, elle a donné toute sa mesure comme danseuse, mais aussi comme mime et tragédienne. Son interprétation de Jeanne dans Jeanne au Bûcher, au Théâtre des Champs-Elysées, a été tout aussi marquante.
Tcherina a fondé sa propre compagnie et exprimé sa conception du Théâtre total, qui trouve son épanouissement dans le ballet-drame de Raymond Rouleau, les Amants de Teruel, ou dans le Feu aux poudres, l’unique ballet signé par Jean Renoir.
Pour le cinéma, Tcherina a tourné dix-huit films ; elle s’est particulièrement imposée aux côtés de Louis Jouvet dans Un Revenant puis dans les Chaussons rouges, et dans les Contes d’Hoffmann, film pour lequel elle a obtenu un Oscar d’interprétation aux Etats-Unis. Elle a porté les Amants de Teruel de la scène à l’écran; ce film sélectionné officiellement pour représenter la France au Festival de Cannes a été couronné à New York par le Prix de la critique. Ludmila Tcherina tourne également de nombreux films de télévision, parmi lesquels : Salomé, comme danseuse et tragédienne, la Dame aux camélias, comme comédienne, et la Reine de Saba, comme danseuse et tragédienne, rôle pour lequel elle a obtenu le prix d’interprétation au Festival de Monte-Carlo.
Écrivain, elle a publié deux romans aux éditions Albin-Michel : l’Amour au miroir paru en 1983, évoquant le monde de la danse, qui fut un best-seller, et la Femme à l’envers, sorte d’opéra barbare, en 1986.
Peintre et sculpteur depuis sa jeunesse, elle expose dès les années 60 dans toutes les grandes capitales. A Paris, son exposition à l’Hôtel de Sully, parrainée par André Malraux, et l’exposition autour de son Dynamogramme où elle alliait peinture et danse au Centre national Georges Pompidou, ont fait découvrir sa théorie de l’Art total dont tous les aspects naissent du souffle et du mouvement.
En 1991, parrainée par la Fondation de l'Europe des Sciences et des Cultures, Ludmila Tcherina conçoit et réalise Europe à cœur, une sculpture monumentale officiellement choisie par la Communauté européenne pour symboliser l’Europe unie.
Elle est dévoilée au Musée d’Art moderne en mars 1992. La version en résine est installée devant le pavillon européen de l’Exposition universelle de Séville. La version en bronze a trouvé sa place devant le Parlement Européen de Strasbourg au printemps 1994.
Installée désormais sur le parvis du nouveau Parlement, place Louise Weiss, elle a été officiellement dévoilée le 13 décembre 2000 par Madame Nicole Fontaine, Présidente de l’Union européenne.
En 1994, elle conçoit et réalise Europa Operanda, une sculpture monumentale en bronze pour le Terminal français d'Eurotunnel à Calais, présentée le 6 mai 1994 lors de l'inauguration du Tunnel sous la Manche; le prototype est exposé à la gare du Nord à Paris depuis juin 1995. Europa Operanda symbolise l’esprit de création et la construction de l'Europe.
Les dernières recherches plastiques de Ludmila Tcherina s'attachent à prolonger cette conception d'un Art Total qui constitue son destin artistique depuis ses débuts : une vision synthétique du mouvement, du geste créateur traduit dans l'espace de la même manière par la chair du danseur, le trait sur la toile, le volume du bronze ou une certaine vision de l'avenir.
Ludmila Tcherina est Officier de la Légion d'Honneur (1980).
Ludmila Tcherina s'est éteinte le 21 mars 2004 à Paris.

régrahie de Maurice Béjart, 1972, la danse des 7 voiles.
Je m’attendais à une réponse.
L'Envol : fusain préparatoire, et bronze, 1973.
La danse apprend au danseur à donner tout son sens à une attitude en gommant ce qui viendrait parasiter la clarté du discours. Si les êtres que je crée n’ont plus de mains, de pieds, de visage, c’est pour que des enroulements et des enlacements puissent renaître la courbe dansante, le tourbillon nostalgique de l’étreinte, le mouvement intérieur qui en est l’âme, même blessée, même en attente. L.T.
Venise grise comme les rêves, rose comme la réalité…
Europa Operanda, bronze monumental installé au terminal français d’Eurotunnel à Calais, sa réplique en résine sur la galerie haute de la gare du Nord à Paris.
Le Dynamogramme : improvisation-spectacle ; en 1978, devant le
public du Centre National Georges-Pompidou, sur d'immenses panneaux
transparents, Tcherina part du mouvement de son corps pour engendrer
les formes.
Exposition de peintures, de dessins et de sculptures à l'Hôtel Sully en 1973, parrainée par André Malraux.
es, dans l'ordre d'apparition :
Le premier ballet qui danse dans ma mémoire d’enfant est celui des feuilles mortes.
Premier ballet à 6 ans, dans le rôle d'un lutin dans le Songe d'une nuit d'été de Mendelssohn.

L’être humain, avant même sa naissance, connaît le rythme du temps dans son corps : celui des battements de son cœur.